jeudi 30 octobre 2014

Enchantement

Auteur : Orson Scott Card
Editions : Points
Pages : 580


Résumé

Au cœur de la forêt ukrainienne, le petit Ivan découvre une jeune fille endormie sur un autel. Une présence inquiétante le pousse à s’enfuir. Mais il reviendra, des années plus tard, embrasser celle qui hante ses rêves les plus fous. Malheur à lui : l’espace et le temps s’en trouvent magiquement chamboulés… Une réinterprétation libre et magistrale de La Belle au bois dormant.


Avis

Vanya (diminutif d’Ivan), 10 ans en 1975, vit en Ukraine avec ses parents. En se promenant dans la forêt alentours, Vanya tombe sur une jeune femme. Elle est allongée au centre d’une clairière et le garçon se sent attiré vers elle. Mais du mouvement dans les buissons l’effraie et il rentre chez lui.
On retrouve Ivan à 24 ans, fiancé et amoureux, parfaitement intégré aux Etats-Unis. Pour finir son doctorat, il doit retourner en Ukraine. Il n’a jamais oublié la jeune femme dans la clairière et décide de suivre ses pas jusqu’au bout cette fois…

L’histoire dans son ensemble est sympathique mais je trouve l’écriture « lourde », il y a pas mal de longueurs, le début est lent et surtout beaucoup trop de descriptions pour moi ! La narration à la 3ème personne n’est pas non plus celle que je préfère et du coup, ma lecture n’a pas été fluide. L’intrigue ne m’a pas prise au ventre, avec comme avantage que j’ai pu me coucher relativement tôt ^^. Je déplore surtout un manque d’action et une logique qui m’échappe lors de certaines scènes…

Les personnages ont leur charme mais il faut leur laisser du temps afin qu’ils se dévoilent. Ivan, jeune homme du 20ème siècle, est le genre anti-héros. Il est intelligent, un brin romantique, se passionne pour les langues slaves des temps passés et excelle dans la course à pied. Il se retrouve dans le rôle du chevalier sans le vouloir mais fait preuve de courage et d’adaptation. Il apporte quelques touches d’humour, ce que j’ai apprécié.
Katerina est une jeune et belle princesse. Mille ans la séparent d’Ivan, ce qui crée quelques problèmes de compréhension. Ses critères sociaux et culturels sont quelques peu archaïques et lorsqu’on fait connaissance avec elle après son réveil, on ne peut que la trouver désagréable et méprisante. Elle va bien évoluer au cours du roman et prouver qu’elle a bon cœur MAIS je n’accroche pas au personnage… autant j’ai de la sympathie pour Ivan, autant Katerina me fatigue voire m’agace !
Baba Yaga est une vraie méchante, plus par ses pensées violentes que par ses actes. Elle possède un humour noir et tient sous sa coupe un dieu nommé Ours, personnage assez cynique. Bien que leur « relation », somme toute ambiguë il faut l’avouer, ne soit pas basée sur des sentiments affectueux, leurs joutes verbales ont un certain charme.

Le fait que nos deux héros viennent d’époques différentes entrainent pas mal de quiproquos qui font sourire ou agacent selon l’humeur. Les dialogues sont pleins d’ironie, notamment les répliques d’Ivan puisque Katerina n’a pas de second degré ^^. La relation entre eux évoluent doucement mais elle ne m’a pas fait vibrer… Je n'ai pas ressenti grand chose au cours de ma lecture et pourtant je suis un public facile!

Cette lecture ne m’a pas laissé un sentiment impérissable… De bons éléments bien sûr mais je me suis ennuyée, perdue dans trop de narration et pas assez d’action ! 

Ma note : 2.5/5

Extrait

« Elle le dévisagea comme s’il était fou. « Mille ans n’ont pas passé, répondit-elle. Nous sommes aujourd’hui. Ce matin, c’est aujourd’hui. » Elle lui prit la main, l’entraina sur le pont et le lui fit traverser. »

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